Collagène et articulations : Que disent vraiment les études ?

Image de gélules et de poudre de collagène.
Le collagène est souvent présenté comme un complément intéressant pour les personnes qui pratiquent régulièrement la musculation, le fitness ou d’autres activités physiques. Mais entre collagène marin, collagène bovin, type I, type II, peptides de collagène, il est parfois difficile de savoir ce qui compte réellement.Alors, que peut-on attendre d’une supplémentation en collagène pour les articulations ? Les études scientifiques sont-elles réellement convaincantes ? Et faut-il privilégier un collagène marin ou bovin ?Le sujet mérite une réponse nuancée. Le collagène est une protéine structurale essentielle des tissus conjonctifs, mais tous les produits à base de collagène ne sont pas identiques et leurs effets peuvent varier selon leur structure, leur composition et les populations étudiées.Dans cet article, nous faisons le point sur le rôle du collagène, les données scientifiques disponibles chez les personnes actives, les différences entre les types I et II, ainsi que les critères à prendre en compte pour choisir un complément.

Le collagène : Une protéine importante pour l’organisme

Le collagène est une famille de protéines naturellement produites par l'organisme. Il s'agit même de l'une des principales protéines structurelles du corps humain.

On le retrouve dans de nombreuses parties de l'organisme, notamment dans :

  • la peau, où il aide la peau à préserver sa fermeté et son élasticité,
  • les os, dont la matrice contient notamment du collagène de type I,
  • les tendons et les ligaments, qui sont riches en collagène,
  • les cartilages, où le collagène de type II occupe une place importante,
  • les vaisseaux sanguins,
  • la cornée et certaines autres structures de l'œil,
  • ainsi que dans différents tissus conjonctifs qui assurent notamment le soutien et la liaison entre les structures de l'organisme.

Le collagène est donc une protéine particulièrement présente dans les tissus conjonctifs. Son rôle varie toutefois selon le type de collagène et le tissu concerné.

Quels sont les différents types de collagène ?

Il existe de nombreux types de collagène dans l'organisme. Parmi eux, les types I et II sont particulièrement intéressants lorsqu'on s'intéresse aux tissus musculosquelettiques.

  • Le collagène de type I est le type le plus abondant dans l'organisme. Il est notamment présent dans les tendons, les ligaments, les os et la peau.
  • Le collagène de type II, quant à lui, est principalement présent dans le cartilage. Cette particularité explique pourquoi il fait l'objet de recherches spécifiques lorsqu'on s'intéresse aux articulations.

 

Collagène et articulations : Que montrent les études chez l'être humain ?

Plusieurs études menées chez l’être humain suggèrent que certains peptides de collagène peuvent avoir des effets bénéfiques sur les articulations.

Par exemple, une étude publiée en 2021 dans Nutrients par Zdzieblik et ses collaborateurs a suivi 180 adultes physiquement actifs pendant 12 semaines.

Les participants ont consommé quotidiennement 5 g de peptides de collagène de type I ou un placebo. D’après les résultats de cette étude, les participants ayant consommé les peptides de collagène ont présenté une diminution plus importante de la gêne du genou liée à l’exercice que le groupe placebo. (2)

Collagène marin ou bovin pour les articulations : Quelles différences ?

Lorsqu'on recherche un collagène pour les articulations, une question revient rapidement : faut-il privilégier une origine marine ou bovine ? Les deux sont couramment utilisées dans les compléments alimentaires.

Mais l'origine ne suffit pas à déterminer l'intérêt d'un complément. La forme du collagène, son hydrolyse, la quantité consommée et les données scientifiques disponibles sont également à prendre en compte. C'est notamment ce que soulignent Martínez-Puig et ses collaborateurs dans leur revue publiée en 2023 dans Nutrients. (1)

Le collagène marin

Le collagène marin est principalement extrait de poissons, notamment de leur peau et de leurs écailles. Il est généralement constitué majoritairement de collagène de type I.

Ce type de collagène est naturellement présent dans plusieurs structures de l'organisme, notamment les tendons, les ligaments, les os et la peau.

Dans les compléments alimentaires, le collagène marin est fréquemment hydrolysé afin d'obtenir des peptides de collagène, plus faciles à incorporer dans différentes formulations.

Le collagène bovin

Le collagène bovin provient principalement de tissus bovins tels que la peau et certains tissus conjonctifs. Il fournit généralement du collagène de type I, mais certaines matières premières bovines peuvent également contenir du type III.

Le type I est notamment présent naturellement dans les tendons, les ligaments, les os et la peau, tandis que le type III se retrouve notamment dans certains tissus conjonctifs et dans la peau.

Comme le collagène marin, le collagène bovin peut être hydrolysé pour obtenir des peptides de collagène destinés à la supplémentation.

Collagène marin ou bovin : Lequel choisir pour les articulations ?

Il n'est pas possible d'affirmer que le collagène marin est systématiquement meilleur que le collagène bovin pour les articulations, ou inversement.

L'origine est un critère à prendre en compte, mais elle ne suffit pas à elle seule. Il est également important de regarder le type de collagène, sa forme, la quantité apportée et les données scientifiques disponibles sur l'ingrédient utilisé.

En pratique, le collagène marin et le collagène bovin sont tous deux principalement des sources de collagène de type I lorsqu'ils sont utilisés sous forme de peptides hydrolysés. Leur intérêt ne doit donc pas être évalué uniquement à partir de leur origine.

 

Que regarder avant de choisir un complément de collagène ?

Face aux nombreux compléments disponibles, il n’est pas toujours facile de savoir lequel choisir. La mention “collagène” sur l’étiquette ne suffit pas à comparer deux produits : leur composition, leur forme et les quantités utilisées peuvent être très différentes.

Quelques critères permettent de faire un choix plus éclairé.

Vérifier la forme du collagène

Commencez par identifier précisément la forme de collagène utilisée.

Le produit apporte-t-il des peptides de collagène hydrolysé ? Du collagène de type II ? Une autre forme de collagène ?

Cette distinction est importante, car les études scientifiques ne portent pas toutes sur les mêmes matières premières ni sur les mêmes formes de collagène. Un résultat obtenu avec une formulation spécifique ne peut donc pas nécessairement être extrapolé à tous les produits contenant simplement la mention “collagène”.

Vérifier la quantité réellement apportée

Regardez la quantité de collagène indiquée par portion journalière, et pas uniquement la taille du contenant ou la présence du mot “collagène” sur la face avant de l’emballage.

Deux produits peuvent sembler similaires tout en apportant des quantités très différentes.

Il est également intéressant de vérifier si la quantité annoncée correspond bien à la forme de collagène étudiée dans les recherches auxquelles le fabricant fait référence.

Examiner la composition complète

La liste des ingrédients apporte des informations supplémentaires sur le produit.

Selon la formulation, un complément peut contenir de la vitamine C, des minéraux, des arômes, des édulcorants ou d’autres ingrédients associés.

Cette information est particulièrement importante lorsque l’on souhaite rapprocher la composition d’un complément des données scientifiques disponibles.

Identifier les ingrédients ou matières premières bénéficiant d'une marque déposée

Certains fabricants utilisent des matières premières de collagène bénéficiant d'un nom commercial ou d'une marque déposée, comme PEPTAN®, FORTIGEL®, TENDOFORTE®, BODYBALANCE® ou VERISOL®.

La présence d'un tel nom peut être intéressante à vérifier, car elle permet d'identifier plus précisément la matière première utilisée et, dans certains cas, de retrouver les études scientifiques réalisées sur cette formulation.

Et la vitamine C dans tout cela ?

La vitamine C intervient dans la formation normale du collagène dans l'organisme. Celle-ci est reconnue pour :

  • Contribuer à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des os,
  • Contribuer à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des cartilages.

Elle est donc fréquemment associée aux recherches portant sur le collagène.

Pour augmenter naturellement ses apports, il est possible de privilégier régulièrement les aliments qui en sont riches : kiwi, agrumes, fraises, poivrons, brocolis, choux ou encore tomates.

Une alimentation variée permet généralement de couvrir les besoins en vitamine C.

Collagène et articulations : En résumé

Le collagène est une protéine étudiée scientifiquement pour accompagner la santé articulaire, notamment chez les personnes pratiquant régulièrement une activité physique. Les études disponibles suggèrent des effets potentiels de certains peptides de collagène, mais les résultats varient selon la forme, la dose et la formulation étudiées.

Collagène marin ou bovin, type I ou type II : il n’existe pas un choix universellement meilleur. Pour comparer les produits, il est surtout important de vérifier la forme du collagène, la quantité apportée, la composition et les données scientifiques disponibles.

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